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Retour sur le OFFF Festival 2026

Cette année encore, toute l’équipe s’est envolée pour vivre l’expérience du OFFF Festival de Barcelone. Trois jours d’énergies créatives, de voix inspirantes et de backstages d’agences internationales. Le OFFF, c’est un festival où de grands créatifs montent sur scène et parlent avec authenticité. On n’y glorifie pas de success stories, on y parle du quotidien et du processus créatif en agence. Les échecs et les doutes.

Plongez dans l’effervescence de ces trois journées


Cette année, le fil conducteur était présent dans toutes les présentations : donner du sens. Comment continuer à designer sans devenir insensible au monde pour lequel on conçoit ? Il y a même un mot pour décrire ce que l’on risque quand on ne se pose plus cette question : “l’hypernormalisation”, finir par accepter des situations absurdes sans les remettre en question, ou “refusing the fantasy that our work is neutral.” Notre travail a toujours un impact, il faut en être conscient.

Ce qui en est ressorti également, c’est que dans un monde où les images se génèrent en quelques secondes, ce qui devient précieux c’est le goût, la capacité à reconnaître ce qui est important “Taste will be the differentiator” et ça ne s’automatise pas. Ça se cultive en sortant des écrans, en allant chercher dans l’art, l’architecture, la photo.

Creativity is cultured.

Reuben Wu, photographe et artiste présent au festival, illustre bien cette idée : il passe des heures dans des conditions difficiles pour réaliser des photographies de paysages, pas parce que c’est efficace, mais parce que ça se sent dans le résultat. On voit la différence entre une image générée et une image unique. Et c’est là qu’intervient l’idée d’introduire de la“friction” dans le processus, ne pas aller au plus vite pour éviter de produire quelque chose de trop lisse.

Ce glissement du branding vers l’expérience, on l’a aussi beaucoup entendu. Avant de créer, la vraie question que l’on doit se poser est : qu’est-ce que ça doit déclencher ? Quelle expérience ça doit créer ? “If marketing is asking you out on a date, branding is the reason you say yes.” Ne pas faire de l’esthétique pour faire de l’esthétique, mais faire de l’esthétique pour répondre à une stratégie claire : “Motion = Emotion”, le design doit porter une intention, un récit.

Brands are not numbers. Love is not numbers. Human is not numbers.

C’est une posture que nous tenons nous même à l’agence : stay curious, stay hungry, stay human”. Intégrer nos passions dans nos réponses créatives, inclure nos clients dans le processus pour un projet qui leur correspond réellement.

Ce qui ressort de ces trois jours, c’est que l’inspiration ne vaut rien sans la rigueur. Et parfois, on ne peut avoir directement toutes les réponses, parce que l’opportunité n’est pas toujours écrite dans le brief. “Risk is the spark, belief is the fuel.”

Nous sommes rentrés avec une conviction renforcée : “No Risk, No Story”. Faire du bon travail, c’est aussi accepter de prendre des risques et de se dépasser, sur chaque projet. Comme l’a souligné, Mitch Monson, directeur exécutif de création de Sibling Rivalry :“Always, Always, give 110% to every project”.